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Du 17 au 26 mai 2012

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Programmation ACID Cannes 2012

Les cinéastes réunis au sein de l'ACID ont le plaisir de vous dévoiler quels films l'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion présentera cette année à Cannes, du 17 au 26 mai.

Outre la France, les pays de production ou co-production de ces films sont l'Allemagne, la Belgique, l'Egypte, Israël, le Maroc, le Qatar et le Sri Lanka. La plupart (sept sur neuf) sont sans distributeur à ce jour et on notera que deux d'entre eux ont été autoproduits. Six sont des premiers longs.

Les séances cannoises de l'ACID sont ouvertes à tous les spectateurs, et sont suivies d'une rencontre entre les équipes des films, leurs "parrains" de l'association et le public.

Comme l'an dernier, l'ACID, qui soutient activement la sortie en salles d'une quinzaine de films indépendants par an, organisera également à Cannes, en association avec leurs distributeurs, des séances spéciales, destinées aux exploitants et à la presse, de trois films dont la sortie est prévue dans les mois suivant le festival.

 

Présentation de la programmaion par les cinéastes

Comment l'homme suture sa place au monde qui l'entoure? Cette question a d'autant plus de mérite d'être posée lorsque ce même monde se trouve en crise, en guerre ou en deuil. Le corps rentre alors en résistance et le cinéma le dévoile dans ses quêtes existentielles. La programmation ACID 2012 présente neuf propositions cinématographiques regardant par les prismes de leur matière filmique singulière et innovante ces silhouettes en questionnement. Le cinéma tend à recoudre les plaies de l'Histoire et les déchirements du collectif. Ce travail exutoire peut se conjuguer historiquement aussi bien au passé qu'au présent.

De la recherche cathartique et baroque de The End face à l'opposition des "années de plomb" au Maroc aux interrogations d'une inquiétude morale de Room 514 explorant les gouffres de l'état militaire israélien, les cinéastes appréhendent les rapports de l'être au pouvoir. Les fantômes de la guerre rôdent.

Ini Avan propose de retrouver à travers le retour au pays d'un ex combattant tamoul un corps social commun là où la guerre civile sri-lankaise a laissé ses fractures ouvertes. La personne peut être aussi dans le rapport de son corps au monde une vraie interrogation politique à elle seule. Noor propose une réflexion sur la place d'un transgenre au Pakistan quant à son identité sexuelle.

Casa Nostra regarde dans les creux de vie d'une famille en deuil les rapprochements d'une fratrie disloquée. La jeunesse insoumise de La Tête la première offre une croyance dans les mots en tant que découverte passionnelle de l'autre. Mais cet "autre" est aussi une marge à interroger.

Stalingrad Lovers ouvre les portes d'un purgatoire où errent les figures déchues de la drogue parfois en quête de rédemption quand Sharqiya ouvre les frontières désertiques d'un bout de terre israélien perçu comme une abstraction absurde où une famille de bédouin vit dans l'éternel recommencement de son expropriation. Alors, au coeur de ces conflits pourquoi ne pas croire en cette magie que seul le cinéma peut nous offrir comme opérateur de grâce. La Vierge, les coptes et moi amène à ce miracle, en nous donnant à voir dans la difficulté de sa réalisation la mise en chantier d'une apparition sacrée. La crise peut ainsi être aussi positive, captivante source de régénérescence conduisant au courage de cinéastes défiant les contingences économiques et politiques afin de nous révéler leurs regards au monde et en affirmant par leurs points de vue une puissance créative, moderne et originale.

Le cinéma devient alors vecteur d'une possible lumière de réconciliation de l'homme à son environnement et son histoire aussi grande ou petite soit-elle.

 

Longs métrages

Casa Nostra de Nathan Nicholovitch (France)

The End de Hicham Lasri (Maroc)

Ini Avan de Asoka Handagama (Sri Lanka)

Noor de Cagla Zencirci & Guillaume Giovanetti (France, Turquie, Pakistan)

Room 514 de Sharon Bar-Ziv (Israël)

Sharqiya de Ami Livne (Israël, France, Allemagne)

Stalingrad Lovers de Fleur Albert (France)

La Tête la première de Amélie van Elmbt (Belgique)

La Vierge, les coptes et moi de Namir Abdel Messeeh (France, Qatar, Egypte)

 

Séances spéciales

3 films soutenus par l'ACID et sortant dans les prochains mois

Ab Irato, sous l'empire de la colère de Dominique Boccarossa (France)

L'été de Giacomo de Alessandro Comodin (France, Belgique, Italie)

El Puesto de Aurélien Lévêque (France)

 

Séances "Carte blanche à des cinéastes de l'ACID"

Le cinéma français se porte bien de Stéphane Arnoux, Aurélia Georges, Jean-Baptiste Germain et Chiara Malta (France)

Tag(s) : #Festivals

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