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Du 1er mai au 30 juin 2013 - Cinémathèque Royale de Belgique

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La crise économique d'après-guerre a frappé l'industrie cinématographique de plein fouet. La Universal eut sa part de coups durs, mais tint bon grâce à une politique draconnienne. De Spartacus à Fast and furious: troisième volet du cycle consacré à ce studio centenaire. Fin des années 50, la Universal était au plus bas. Le nombre de films produits par le studio atteignait à peine la moitié de ce qui était produit auparavant, et certains des genres qui avaient fait leur succès étaient tombés en désuétude. Une décision drastique eut le don de sauver la Universal de la faillite: la vente d'une grande partie des bâtiments, et la location de ceux-ci pour les quelques rares productions que le studio mettait encore en chantier.

Le contenu des films changea également de façon radicale. Exit les mélodrames des années 50 au profit de comédies et de musicals avec Doris Day, Gary Grant ou Rock Hudson, qui donnèrent le ton d'un genre nouveau que la Universal n'allait pas manquer de développer. En 1960, la sortie de Spartacus fit forte impression, et permit au jeune Stanley Kubrick de se faire définitivement un nom. Dès lors, ce sont les cinéastes qui vont dominer cette décennie: Alfred Hitchcock (Pas de printemps pour Marnie), Stanley Donen (Arabesque), Robert Mulligan (Du silence et des ombres), John Huston (Freud), Joseph Losey (Cérémonie secrète).

Dans les années 70, la Universal s'est principalement concentrée sur des productions télévisuelles, tout en se prévalant de propulser les talents qui débutèrent pour le petit écran vers les écrans de cinéma. C'est le cas par exemple de Steven Spielberg (Sugarland express). Idem pour John Cassavetes (Minnie et Moskovitz). Peu après ce fut au tour de George Lucas (American graffiti), Monte Hellman (Macadam à deux voies) et Paul Schrader (Blue collar) de faire leurs premières armes sous la protection du studio. Universal continue, tout comme aux premiers temps, d'investir dans de nouveaux talents, sans pour autant perdre de vue les cinéastes "du passé", et semble maintenir cette politique aujourd'hui encore. Ainsi, Billy Wilder (The front page) put rester au studio pendant que John Hughes (Breakfast club), Spike Lee (Mo' better blues), Steven Soderbergh (Hors d'atteinte) ou Ben Stiller (Génération 90) y firent leur entrée.

 

PROJECTIONS

"Spartacus" de Stanley Kubrick, USA 1960

"Cérémonie secrète" de Joseph Losey, USA 1968

"Macadam à deux voies" de Monte Hellman, USA 1971

"Pas de printemps pour Marnie" d'Alfred Hitchcock, USA 1964

"Freud" de John Huston, USA 1963

"Arabesque" de Stanley Donen, USA 1966

"Du silence et des ombres" de Robert Mulligan, USA 1963

"Willie boy" d'Abraham Polonsky, USA 1969

"The sugarland express" de Steven Spielberg, USA 1974

"Minnie and Moskowitz" de John Cassavetes, USA 1971

"Abattoir cinq" de George Roy Hill, USA 1972

"American graffiti" de George Lucas, USA 1973

"The front page" de Billy Wilder, USA 1974

"The 7% solution" de Herbert Ross, USA 1976

"Blue collar" de Paul Schrader, USA 1978

"Animal house" de John Landis, USA 1978

"Chacal" de Fred Zinnemann, UK-France 1973

"Nashville lady" de Michael Apted, USA 1980

"L'armée des douze singes" de Terry Gilliam, USA 1995

"Out of Africa" de Sydney Pollack, USA 1985

"La dernière tentation du Christ" de Martin Scorsese, USA 1988

"Mo' better blues" de et avec Spike Lee, USA 1990

"Génération 90" de et avec Ben Stiller, USA 1994

"La maison du lac" de Mark Rydell, USA 1981

"Fast and furious" de Rob Cohen, USA 2001

"Hors d'atteinte" de Steven Soderbergh, USA 1998

"Beignets de tomates vertes" de Jon Avnet, USA 1991

"L'impasse" de Brian De Palma, USA 1993

Tag(s) : #Sorties Cinéma

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