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Du 16 octobre au 30 novembre 2014 - Cinémathèque Royale de Belgique

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A l'occasion de la sortie en salle du Goût des myrtilles - dernier film de Thomas de Thier - dont Michel Piccoli tient le haut de l'affiche, CINEMATEK a tenu à rendre hommage au comédien français par une sélection de ses rôles les plus marquants, tirés d'une filmographie riche de plus de 200 titres.

Monstre sacré du cinéma français, Michel Piccoli est né à Paris en 1925 dans une famille de musiciens. C'est au pensionnat qu'il se découvre une passion pour le théâtre. Il entre ensuite au Cours Simon, et décroche ses premiers rôles au cinéma au début des années 50. Jusqu'aux années 60, il enchaîne les rôles secondaires dans un certain anonymat. C'est Jean-Luc Godard qui lui offre son premier grand rôle, dans Le mépris, où il incarne un scénariste méprisé par son épouse. Le succès du film donne à Piccoli une première notoriété. Dès lors, les plus grands cinéastes vont se l'arracher. En effet, Piccoli pouvait offrir ce qu'aucun autre comédien de l'époque ne pouvait donner: une présence d'une étrange normalité. Entre autres Bunuel (Belle de jour) et Costa-Gavras (Un homme de trop) vont lui offrir ses premiers rôles d'envergure. Fin des années 60, Piccoli va faire deux rencontres parmi les plus importantes de sa carrière. Marco Ferreri d'abord, avec lequel il tournera pas moins de six films, parmi lesquels Dillinger est mort (1968) et La grande bouffe (1973), deux brûlots qui ont longtemps prêté à controverse. Claude Sautet ensuite, dont Michel Piccoli devient le comédien favori, et qui lui offre plusieurs rôles très attachants, comme dans Les choses de la vie (1970) et Vincent, François et Paul... et les autres (1974). Alors au sommet de la reconnaissance, Piccoli, loin d'opter pour la facilité, accepte de camper des personnages plus ambigus voire carrément ignobles. C'est le cas dans Les noces rouges de Claude Chabrol, dans lequel il interprète un bourgeois bien pensant, poussé par la passion à commettre un crime sordide. Les années 80 seront partagées entre fidélité aux réalisateurs déjà cités (il retrouve Godard, Bunuel, Ferreri...), et de nouvelles collaborations avec de jeunes réalisateurs: Jacques Doillon (La fille prodigue) et Leos Carax en tête. Début des années 90, Piccoli passe pour la première fois derrière la caméra. Il réalise d'abord quelques courts métrages, puis signe son premier long métrage en 1997, Alors voilà..., dans lequel il dresse le portrait d'un patriarche qui cherche tant bien que mal à préserver l'unité de sa famille. Cette décennie est également marquée par quelques grands rôles: celui d'un écrivain établissant un rapport de forces avec un jeune acrobate arabe dans Les équilibristes, adapté de Jean Genet par Nico Papatakis, ou encore celui du peintre face à son modèle dans La belle noiseuse de Jacques Rivette. Comédien infatigable, Michel Piccoli n'a jamais cessé de tourner depuis, toujours en quête de nouveaux défis et de projets audacieux: Belle toujours (de Oliveira), Habemus papam (Moretti), et tout récemment Holy motors (Carax)...

 

PROJECTIONS

"Le mépris" de Jean-Luc Godard, France-Italie, 1963

"Le coup de grâce" de Jean Cayrol & Claude Durant, France-Canada, 1965

"Les créatures" d'Agnès Varda, France-Suède, 1966

"Belle de jour" de Luis Bunuel, France-Italie, 1967

"Un homme de trop" de Constantin Costa-Gavras, France, 1967

"Dillinger est mort" de Marco Ferreri, Italie, 1968

"Les choses de la vie" de Claude Sautet, France-Italie, 1969

"L'attentat" de Yves Boisset, France-Italie-RFA, 1972

"La femme en bleu" de Michel Deville, France-Italie, 1972

"Themroc" de Claude Faraldo, France-Italie, 1972

"Les noces rouges" de Claude Chabrol, France-Italie, 1973

"La grande bouffe" de Marco Ferreri, France-Italie, 1973

"Holy motors" de Leos Carax, France-Allemagne, 2012

"Vincent, François et les autres..." de Claude Sautet, France-Italie, 1974

"Le trio infernal" de Francis Girod, France, 1974

"La faille" de Peter Fleischmann, Italie-France-RFA, 1975

"Une étrange affaire" de Pierre Granier-Deferre, France 1981

"Des enfants gâtés" de Bertrand Tavernier, France 1977

"La diagonale du fou" de Richard Dembo, France-Liechtenstein-Suisse, 1984

"Adieu Bonaparte" de Youssef Chahine, Egypte-France, 1984

"La belle noiseuse" de Jacques Rivette, France-Suisse, 1991

"La fille prodigue" de Jacques Doillon, France 1981

"Le paltoquet" de Michel Deville, France 1986

"Les équilibristes" de Nico Papatakis, France 1990-1991

"Viva la vie!" de Claude Lelouch, France 1984

"Party" de Manoel de Oliveira, Portugal-France, 1996

"Alors voilà" de Michel Piccoli, France 1997

"Généalogies d'un crime" de Raul Ruiz, France, 1996

"Je rentre à la maison" de Manoel de Oliveira, Portugal-France, 2001

Tag(s) : #Sorties Cinéma

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